Fibrillation collatérale

         












Elle avait de l’amour

Dans ses bagages en dote.

Mémoires pour toujours

Je filais droit,

Pirate à la flotte.

Ne pas savoir aimer

C’est pire que la condition

D’une jupe droite zélée !

L’avoir et la caution.

Je ne sais plus très bien

Ce qui insulte la rime,

Ce qui étendard le sublime,

Je ne sais plus rien.

Je suis mort de son amour,

Une fois de plus j’étends mon art

En l’insinuant toujours.

Le rêve en m’abaissant les armes

Exige mon siècle comme les autres.

Ma grand-mère ma princesse

Je ne sais pourquoi,

A fait de mes restes un laboratoire,

Sans elle je ne sais pas.

Le pire, et c’est une couleur,

C’est qu’elle n’existe pas.

Elle n’est que la rançon d’une douleur

Profonde et hors la loi..

Elle avait de l’amour,

Un peu d’oxygène pour mes noyades.

J’ai souvent pensé, assis sur les rades,

Que ma grand-mère était comme ça.

Aujourd’hui je brade son amour

Comme je bande le monde.

L’horreur n’est qu’un mauvais tour

Joué par mes romances.

Elle avait de la mort,

Mes bagages à la flotte.

Parfois je me marre

Des boulets aux cadenas

Sur les valises rares

De mes congénères sans glorioles.

J’observe le monde

Sur ma barge,

Et j’admire les justes frondes

Qui me déchargent sans amarres.

Je suis le chef alors d’accord,

On fonce sur un iceberg !

 

 

 

Ma grand-mère serait fière de moi…

Un peu d’action

Au pire du silence

Ça fait rêver les lions

Et les chiennes pleines de danses…

 

J’aime…

 

 

Cribas 22.12.2007





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