Les sages articulés...

              









La lune ne se voyait plus

L’année tournait dans leurs têtes

C’était nouveau, c’était un peu plus

Pour une nuit, pour une fête.

Moi je tournais au soleil

A l’ampoule économique

Comme autant d’oreilles

Bouches bées et électriques.

Nous n’étions plus à la mode

Ils donnaient pourtant du champ

A notre liberté de rôder

Et même parfois des tutus, des pagnes,

Des danses de crétins érodés.

On aurait pu les siffler

Mais on a sans doute préféré

Vider leurs bouteilles de Champagne.

Vin pétillant sans fondement,

La douleur s’écoulait sur les toasts

Et ça mordait, ça donnait des coups d’amours

Pour oublier les crocs.

C’est pas beau à voir

L’excellence humaine qui ne pleure plus.

Ça fait surtout des yeux de lumps

Devant une tartine de saumon.

La lune ne se voyait plus,

La buée recouvrait les vitres intérieures

Ça pudibondait l’alcool et la chaleur

C’était l’enfer rien de plus.

Nous n’étions plus à la mode

Nous les révoltés

Notre condition on lui filait des biscottes

Dans le filet.

Je ne voyais plus la lune

Et j’étais inquiet

C’est à ce moment que la brume

Nous a dévoilés.





Cribas 31.12.2007





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