Poussières

        






Une nuit et quelques amis

Les francs du collier ou les cinglés

Juste un petit groupe d’amis

Et la paix nombre

 

S’amuser auprès d’eux

Sans calcul

Sans frises ridicules

Seulement nos souvenirs

Nos présents

Nos amicales ridules naissantes

 

Nos bêtises précieuses

Notre connerie commune

Des mâles et des chieuses

Une nuit à plusieurs dans la lune

 

Un soleil pénard

Telle une lampe de chevet

Au pied de l’art

Et du sofa transformé en hymne à l’humanité

 

Je règle le volume de la douceur

En me taisant

Je suis léger comme cette atmosphère

Et mes amis n’en savent rien

 

Enfin nos nuits plus tard

Mes amis tristes mais pas ce soir

Rajeunissent nos âges à la passoire

Pour tout dire on meurt plus tard

 

Quelques nuits plus tard

Nos amis s’en vont un par un

On se souvient de leur parfum

En continuant une sorte de bonheur

Le gyrophare dans le collimateur

 

Je hurle à la horde :

« J’ai tant besoin de mes amis

Les faux et ceux de l’aorte

Tous ceux qui ont le cœur en vie… »

 

On est une bande d’amis

Et les étoiles aussi …

 

 

 

 

Cribas 05.12.2009





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